Les aventuriers du travail nomade – sur France 5

Dans le Monde en face, l’émission de Marina CARRERE D’ENCAUSSE – Mardi 30 avril 2019 – 20h50. Le travail à distance – en dehors de l’entreprise – une nouvelle forme de travail qui touche de plus en plus de salariés et d’indépendants. Bonheur au travail ou forme de déshumanisation croissante, c’est une question. En quête d’autonomie, de solutions épanouissantes, ils réinventent le travail. Un documentaire suivi d’un débat avec quatre invités : Luce JANIN DEVILLARS, coach en entreprise et psychanalyste – Thomas COUTROT, économiste, statisticien du travail – François …

A l’ombre

L’eau y jaillissait de mille bouches secrètes alentour on jouait un grand concert de feux d’artifices et mes paupières comme des abats-jour défraîchis écartaient et fanaient la lumière

Sur le banc

Un banc vert L’air y tremble de lumière Un étang qui s’encanarde Les mots et les mains coulent sur nous J’écoute leur ressac Ils jaillissent et retombent   Je voudrais conserver cette source au creux des paumes J’en ferais des remparts de mille pieds des fossés sans pont   Mais ton image déjà me fuit L’attente l’inquiétude ne me courbent plus en deux comme un mal insondable et irréversible   Tu t’en vas ombre douce amère Et s’efface ton reflet sur la vitre où j’appuie mon front   …

Le billet

Dans cette mince feuille tu renaîs si fort que j’entends battre ton coeur et vois saillir les veines en marge Elle palpite et se crispe Tu l’animes Elle tremble Les mots comme des flocons de neige tombent et nous atteignent fondent et disparaissent se retrouvent et renaissent intemporels et plus vivants que le hurlement du loup   Feuille et chair chair et os Le masque se soulève il parle enfin

Rouge et noir

Sang et neige La pluie s’accroche au miroir fêlé du ciel tranchantes gouttelettes Le vent râle ou bien c’est le vieil homme au seuil de la mort   Sang et neige le ciel s’est embrasé Des éclairs claquent Le doigt sur la gachette un oiseau voudrait s’emparer de la lumière Mais elle glisse et se faufile et toujours plus haut vole   Faim et sang Une vieille crainte renaît dans les maisons où se terre le sang

L’amour

L’amour élargit l’espace intérieur Autour de lui je me situe et je m’oriente Je ne dis pas Par rapport à lui Juste comme autour de son axe la terre se charge d’ombre et de lumière

Musique de la douleur

Rire jusqu’à en crever pleurer jusqu’à en rire   Afin que la douleur jaillisse de la peau comme une fleur du mal géante et épanouie   Ou bien creuser son trou comme une bête s’y enfouir croire pour ne plus croire penser jusqu’à l’absurde deviné pour que les pas sonnent le creux dans la tête pour qu’ils soient confondus avec le souffle d’une fantastique horloge   La douleur se fait douce alors Elle fait comme une seconde peau