L’amour

L’amour élargit l’espace intérieur Autour de lui je me situe et je m’oriente Je ne dis pas Par rapport à lui Juste comme autour de son axe la terre se charge d’ombre et de lumière

Musique de la douleur

Rire jusqu’à en crever pleurer jusqu’à en rire   Afin que la douleur jaillisse de la peau comme une fleur du mal géante et épanouie   Ou bien creuser son trou comme une bête s’y enfouir croire pour ne plus croire penser jusqu’à l’absurde deviné pour que les pas sonnent le creux dans la tête pour qu’ils soient confondus avec le souffle d’une fantastique horloge   La douleur se fait douce alors Elle fait comme une seconde peau

Vivre

Donnez moi quelque chose pour vivre une main un visage l’ombre d’une ombre   Je n’en peux plus de ces murs de ces mots qu’ils ne prononcent pas je hais leur silence leur bonne conscience leurs sautillements de moineaux Je frotte ma douleur aux reins   Donnez leur donnez moi du sens et tout le reste n’est que fioritures lambris défaillants d’une pièce qui se désagrège Voutes dédorées pour accords d’orgue dans une église déserte

Cheval de bois

Une grue où l’espace se suspend Sans fin commencement ni passé ni passants   Une tour de béton et un enfant Qui regarde à la fenêtre Qui contemple un oiseau au coin du ciel   Un oiseau sur une grue Lissant ses plumes d’orgueil Parce qu’il vient de croquer une lame de printemps   L’enfant enfourche alors le merveilleux cheval De bois à roulettes Celui qui galope et même vole Qui comme le miracle des grottes l’emporte et s’ouvre   Mais jamais l’enfant n’essaiera jamais de faire croire …

Silence

J’ai peur Je réclame un supplément d’âme ou de courage. Sur la scène de l’histoire Le silence s’est installé

Procrastiner ou rêver ?

Les « procrastineurs » sont des perfectionnistes mais aussi des rêveurs qui préfèrent le rêve de la réalisation à la réalisation elle-même. En ne terminant pas ce qu’ils ont commencé et, parfois, en ne commençant même pas, ils se mettent à l’abri de l’échec. Car l’échec est, à la fois, une confrontation avec les autres mais, surtout, une confrontation avec soi-même. Comme les tous jeunes enfants, ils sont installés dans un fantasme de toute-puissance : Je peux faire ce que je veux, où je veux et quand je veux. Pour …

Des femmes qui inspirent

Les hommes et les femmes sont enfermés dans un système de représentations psychologiques, sociales et comportementales qui constituent des freins à l’égalité et à leur bonne entente réciproque. Elles sont incapables de s’entendre, elles se « crêpent le chignon » entend-t-on souvent. En fait, c’est un cliché machiste très ancien porté par les femmes elles-mêmes car elles ont intégré, de manière inconsciente, les idées portées par « l’idéologie du père »: celui qui sait et qui décide. Même encore aujourd’hui, il est dérangeant pour les hommes de pouvoir de considérer une femme …

Cinq questions à Luce Janin Devillars

Spécialiste de l’aide aux changements, la psychanalyste Luce Janin Devillars, auteur de «Changer sa vie» (éd. Pocket) donne quelques conseils astucieux pour mieux s’engager dans une nouvelle voie. Femme en ville : Pourquoi ce besoin de changer de vie ? Luce Janin Devillars : On a presque tous, à un moment donné de son existence, l’envie de changer de peau et de se débarrasser de sa carapace pour aller vers autre chose. L’idée de changement émerge naturellement quand l’insatisfaction se fait jour. Aujourd’hui, on a davantage de chance, …